
Il s’est tenu les 14 et 15 mars 2024 au Pullman Karavia de Lubumbashi, des assises sur le thème « Les femmes entrepreneures et la sous-traitance en RDC: quelles opportunités pour 2024? »
Cette activité consistait au vernissage du 4e livre de Dignité BWIZA VISSER intitulé « Femme et entrepreneure en RD Congo: 50 principes pour commencer et avancer” image
« J’ai voulu effecteur un vernissage diffèrent des vernissage précédents qui consistaient en une cérémonie solennelle avec les officiels et quelques invités triés sur le volet. J’ai voulu le vernir ce 4e livre avec les personnes à qui il est destiné : les femmes entrepreneures. » indique l’auteure.

Une journée de formation le 14 mars 2024
C’est dans ce contexte qu’a eu lieu le 14 Mars 2024 une formation de 82 (quatre-vingt-deux) femmes entrepreneures du secteur informel. La formation a porté sur le contenu du livre. Les principaux sujets de formation étaient les suivants :
- Le contenu du livre, en l’occurrence sur 50 étapes concrètes que peut suivre une femme afin de donner vie à son idée d’entreprenariat et au finish de créer une entreprise du secteur formel selon les lois congolaises, tout en tenant compte du contexte congolais (avec ce que cela comporte comme spécificités, avantages et désavantages)
- Les avantages d’œuvrer dans le secteur formel : dispensé par Jean Pierre Jacques du cabinet S-Law qui a fait le déplacement de Bruxelles pour dispenser ladite formation
- La gestion financière d’une entreprise au quotidien : dispensé par Séraphin Bukasa
Une copie du programme complet est disponible ici.
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Aussi, au sortir de la formation, 49 (quarante-neuf) femmes parmi les participantes ont reçu chacune un exemplaires du livre ; don de Séraphin Bukasa. Rappelons par ailleurs que le livre est en vente à Lubumbashi au prix de 25$ (vingt-cinq dollars américains).
Trouvez ici bas quelques images de la première journée.









Un forum d’échange entre femmes entrepreneures le 15 mars
Toujours dans le même ordre d’idée, il s’est tenu au Pullman Grand Karavia de Lubumbashi le 15 Mars 2024 une journée d’échange autour des spécificités des femmes entrepreneures en RD Congo.
Des femmes entrepreneures de renom dans la ville de Lubumbashi ont partagés leur expérience et donné des conseils pratiques et adaptés au contexte congolais. « le forum a été très intéressant pour moi parce qu’il m’a permis de recevoir des conseils des femmes qui ont réussis ici dans le Haut Katanga. Entendre l’expérience des femmes comme Maman Takizala ou Madame Mercedes; c’est diffèrent des conseils qui sont disponibles sur Tik Tok et les autres réseaux sociaux, avec des coachs entrepreneurs d’autres pays qui ne comprennent pas ce que nous vivons ici à Lubumbashi» dit Marioucha Mwanza, une des participantes.
Résultat : 19 femmes entrepreneures du secteur informel formalisées au sortir du forum
A la fin du forum, lors d’une tombola ;19 (dix-neuf) femmes ont gagné des services gratuits pour la formalisation de leurs entreprises ; leur permettant ainsi de migrer EFFECTIVEMENT du secteur informel vers le secteur formel.
Les lots gagnés sont les suivants :
- Rédaction des statuts d’entreprise offert par l’ONG AIFA Haut-Katanga
- Couverture des frais d’enregistrement des entreprises au registre du commerce (RCCM) offert par les sieurs Séraphin BUKASA et Bertin KASONGO
- La visibili
- L’ouverture de 5 comptes bancaires sans frais de tenus de compte offert par la Rawbank
Un bureau de travail et une adresse physique du siège social dans le batiment Hypnose de Lubumbashi, offert par Mme Mercedes ZEMA
Quel lien entre ce livre, l’activité et le mois de mars- mois de la femme
Dignité Bwiza Visser explique l’idée socle de cette activité qu’elle a organisé: « Le fait est qu’en RDC nous parlons beaucoup des droits de la femme, mais que nous ne faisons pas souvent le lien avec le fait que l’argent gouverne le monde. A ce titre, l’accès des femmes Congolaises à l’égalité homme – femme, et aux postes de leadership dépend de leurs poids économique/de leurs avoir financier. Je suis de l’avis que l’entrepreneuriat est un moyen pour les femmes congolaises d’avoir de l’argent et donc d’accéder à ce pouvoir qui gouverne le monde.
L’autonomisation financière que la femme congolaise tirera de l’entreprenariat lui permettra d’agir en tant que leader au sein de la communauté, d’accéder aux postes de responsabilité qu’elle prise et aura indiscutablement un impact positif dans le respect des droits de la femme.
Il ne faudrait pas que la femme Congolaise se limite à demander ou quémander son droit, elle devrait plutôt se doter des moyens financiers nécessaires pour arracher (si nécessaire) ce qui lui revient, ses droits.
L’entreprenariat étant un long chemin, au sortir de ce forum je ne suis pas peu fière d’avoir permis à dix-neuf (19) femmes qui jusque-là opéraient dans le secteur informel ; de migrer vers le secteur formel de l’économie ; et j’ai hâte de voir ce que sera leur parcours. »
Et la sous-traitance dans tout cela
La sous-traitance est un sujet d’actualité en RD Congo depuis 2022, qui suscite de nombreux commentaires et actions tant dans le chef du gouvernement congolais, des entreprises étrangère (dites entreprises principales) qu’au sein des entreprises congolaises de sous-traitance.
«Il y a un bon nombre de sociétés congolaises qui sont compétentes pour effecteur de la sous-traitance dans différents secteurs… j’estime qu’à ce jour la loi sur la sous-traitance n’est pas respectée par les société principales. il faut un bon suivi et une bonne mise en application de la loi… et j’espère vraiment qu’avec l’ARSP ils vont faire de leurs mieux pour qu’on trouve des solutions durables et adéquates … et le rêve de voir émerger une classe moyenne de millionnaires congolais sera une réalité… je tiens à dire aux entrepreneurs congolais ça ne sera pas facile, mais il ne faut pas baisser les bras» dit Landry Meya, président de l’AST et qui a intervenu par vidéo au courant du forum.
« il est dommage que la place de la femme entrepreneure congolaise demeure ignorée / peu analysée, alors que l’on sait que plus de 80% de l’économie de la RD Congo est animée par les femmes. Entendu que la condition primordiale pour accéder à la sous-traitance est d’être une entreprise FORMELLE, l’appui apporte à ces 19 femmes pour leurs permettre de quitter le secteur informel et formel est la première étape vers l’accès à la sous-traitance. J’espère que d’autres pourront prendre le relais pour accompagner ces femmes afin de poursuivre ce que j’ai commencé. Pour ma part je nourris le rêve de les voir bientôt sur la liste des entreprises de l’ARSP »
HESHIMA International, vous tiendront informés du parcours de ces femmes a qui nous souhaitons le meilleurs.
Rédigé le 15 avril 2024, par Henoc R-Asisstant
